OBSD4* : wiki

Version de traduction basée sur la 6.3 officielle (2018/04/03)


FAQ - Multimédia

Configurer les périphériques audios

Tous les pilotes audio supportés sont déjà inclus dans le noyau GENERIC, il n'y a donc pas besoin de configuration ou d'installation de pilotes supplémentaires. Exécuter mixerctl(1) sans arguments va lister les contrôles de mixage du périphérique ainsi que les réglages actuels.

$ mixerctl

Certains périphériques possèdent une poignée de contrôle, d'autres en ont une centaine voire plus. Notez que les options de la puce audio n'ont pas nécessairement d'applications réelles. Il se peut, par exemple, qu'il y ait plus d'options listées qu'il n'y en a physiquement sur la carte son ou la carte-mère.

Il y a quelques contrôles qui sont communs à beaucoup de périphériques :

  • outputs.master contrôle le niveau de sortie
  • record.source contrôle les sources qui seront mixées dans le ADC (convertisseur analogique vers digital (NdT: analogique digital converter dans le texte original)), lors d'un enregistrement
  • record.volume contrôle le niveau d'entrée du ADC

Les contrôles d'un périphérique audio peuvent être nommés de manière variable. Habituellement, les contrôles sont clairement désignés, mais parfois on est obligé d'essayer différents réglages pour voir l'effet produit par chaque contrôle.

Certains périphériques utilisent quelque chose connu comme EAPD, qui signifie amplificateur externe d'arrêt. Cependant c'est juste un bouton marche/arrêt. Il est probablement désigné comme un “arrêt” car il est souvent utilisé comme économiseur d'énergie, ce qui signifie que ce type de contrôle est plus souvent trouvé sur les portables. Quelquefois il est nécessaire de régler sur on les contrôles qui contiennent eapd ou extamp dans leur nom pour obtenir un signal de sortie.

Comme exemple simple d'un usage courant de mixerctl, pour paramétrer le volume des voix gauche et droite à 200, vous devrez entrer

$ mixerctl outputs.master=200,200
outputs.master: 255,255 -> 207,207

Remarquez que la valeur est devenue 207. La raison à cela est que le périphérique de cette carte audio qui utilise seulement 5 bits pour le contrôle, ce qui ne laisse que 32 valeurs possibles. D'autres matériels peuvent avoir une résolution différente.

Pour activer le canal “master”, faites:

$ mixerctl outputs.master.mute=off
outputs.master.mute: on -> off

Pour que vos changements soient effectifs à chaque redémarrage, éditez /etc/mixerctl.conf. Par exemple:

$ cat /etc/mixerctl.conf
outputs.master=200,200
outputs.master.mute=off
outputs.headphones=160,160
outputs.headphones.mute=off

Afin de changer le périphérique de sortie audio par défaut, pour utiliser un DAC externe au lieu de votre carte-mère par exemple, changez simplement les paramètres de démarrage de sndiod(8) pour mentionner votre périphérique :

# rcctl set sndiod flags -f rsnd/1
# rcctl restart sndiod

Cela va définir le second périphérique audio (rsnd/1) comme étant celui par défaut.

Jouer différents types d'audio

OpenBSD embarque aucat(1), un programme qui enregistre et joue des fichiers WAV, AIFF et AU. L'exemple suivant va jouer un fichier WAV.

$ aucat -i filename.wav

Les autres formats audio sont gérés via les ports de catégorie audio.

Jouer des CDs audio

Il est possible de lire des CD audio soit en servant du lecteur CD afin qu'il lise et envoie le signal analogique vers la carte son, soit en lisant les données audio et en envoyant les échantillons digitaux à la carte son via le bus PCI.

Afin de lire un CD audio en utilisant la sortie analogique du lecteur, vous pouvez

  • Utiliser la sortie casque, habituellement sur la facade du lecteur.
  • Connecter la sortie audio au dos du lecteur à la carte audio.

Utilisez l'utilitaire cdio(1) pour lire un CD:

$ cdio play

Ceci va lire à partir du premier lecteur CD-ROM, cd0, par défaut. Notez que l'utilisateur qui lance cdio doit bénéficier les permissions de lecture sur le périphérique CD-ROM (ex. /dev/rcd0c). Étant donné que par défaut ce périphérique n'est accessible en lecture que par root et le groupe operator, pour plus de facilité vous pouvez ajouter l'utilisateur au groupe operator en éditant la ligne correspondante dans /etc/group. Une autre solution est de modifier les permissions du périphérique comme vous le souhaitez.

Vous aurez peut-être besoin d'activer l'entrée CD au niveau du mixer. Au même titre que les sorties, le nom réel de ce canal d'entrée varie selon les systèmes mais la commande à utiliser ressemblera à:

$ mixerctl inputs.cd.mute=off

Il est aussi possible qu'il n'y ait pas de connexion audio analogique entre votre lecteur CD et le périphérique audio. Dans ce cas, vous pouvez utiliser les commandes cdplay provenant de cdio pour envoyer les données audio du CD vers la carte sonore à travers le bus PCI.

$ cdio cdplay

Plusieurs lecteur CD graphiques se trouvent dans la section audio des paquets et des ports.

Enregistrement de séquences audio

aucat(1) est fourni avec OpenBSD et peut être utilisé pour enregistrer.

$ aucat -o file.wav

La commande précédente commencera l'enregistrement d'un fichier au format WAV. Appuyez sur [CTRL]-C pour terminer l'enregistrement. Le fichier contiendra des échantillons signés 16-bit stéréo, échantillonné à 48 kHz. D'autres formats d'échantillonnage, taux d'échantillonnage et nombre de canaux peuvent être enregistrés. Lisez le manuel pour plus de détails.

Utilisez aucat pour rejouer le fichier :

$ aucat -i file.wav

Si l'enregistrement semble fonctionner mais que l'écoute de l'enregistrement est muette ou n'est pas ce que vous souhaitiez, le mixer a sûrement besoin d'être configuré. Assurez-vous de sélectionner le bon périphérique à partir duquel enregistrer et que la source n'est pas muette. Vous pouvez configurer les paramètres nécessaires en utilisant mixerctl(1). Par exemple:

inputs.mic.mute=off
inputs.mic.preamp=on
inputs.mic.source=mic0
record.source=mic
record.volume=255,255
record.volume.mute=off
record.mic=255
record.mic.mute=off

Voila des réglages pour l'enregistrement à partir d'un microphone. La pré-amplification a été activée, car sinon le son enregistré peut être pratiquement silencieux sur certains systèmes.

Enregistrer un moniteur du mix audio général

Un moniteur général enregistre toutes les sorties audio combinées provenant des différents périphériques, vous permettant ainsi de reproduire ou de sauvegarder tout ce qui passe par le sous-système audio. Cette fonctionnalité peut être utile dans le cas d'une télé-conférence ou toute sorte de mixage audio en direct.

Créez le sous-périphérique moniteur mon pour sndiod(8) en utilisant:

# rcctl set sndiod flags -s default -m play,mon -s mon
# rcctl restart sndiod

Configurez votre programme afin d'enregistrer l'audio à partir du périphérique snd/0.mon:

$ aucat -f snd/0.mon -o file.wav

À ce stade, tout ce que votre système joue sera enregistré dans file.wav.

Le serveur audio de OpenBSD (sndiod)

De quelle latence ai-je besoin?

Le temps de latence est le temps qui s'écoule entre le moment ou un programme décide de jouer un échantillon et le moment où l'utilisateur entend cet échantillon. Comme les données audio passent par un cache, ce délai est proportionnel à la taille du cache audio. Les valeurs suivantes sont recommandées:

  • Synthétiseur temps-réel : 5 ms. C'est le temps qui est pris entre l'appui d'une touche sur le clavier MIDI et l'audition de la note. Grossièrement, 5 ms correspond au temps que met le son pour parcourir 1,75 m.
  • Jeux : 50 ms. C'est le temps qui correspond au moment où vous voyez l'événement et entendez le son correspondant.
  • Lecteurs de films et assimilés : 500 ms et plus. Ces applications sont “connues” pour jouer le son en avance, et envoyer les données audio de telle façon qu'elles sont jouées simultanément avec l'image correspondante.

Plus le cache audio est petit (pour avoir un temps de latence faible), plus les probabilités sont grandes d'avoir des problèmes de overrun/underrun. Le cache en overruns/underruns donnera au son un “bégaiement”.

sndiod(8) impose une latence minimale sur toutes les applications audio, et la latence par défaut est 160 ms. Si vous prévoyez d'utiliser des applications qui requièrent une plus faible latence, utilisez l'option -b pour sélectionner la latence désirée (exprimée en nombre de frames). Par exemple à 48 000 échantillons/seconde, 50 ms de latence correspond à :

48 000 échantillons/seconde x 0,050 secondes = 2 400 échantillons

ensuite, utilisez :

# rcctl set sndiod_flags -b2400

Une latentce plus faible améliore-t-elle la synchronistation audio-vidéo ?

Non. Synchroniser l'audio à la vidéo ne nécessite pas une latence faible. Les problèmes de synchronisation sont souvent causés par le logiciel lui-même (mauvaise implémentation, bogues, …). Forcer l'application à utiliser des caches plus petits (en démarrant sndiod(8) en mode latence faible) peut éventuellement cacher le véritable problème, et donner l'impression que le logiciel fonctionne mieux, mais évidemment la meilleure chose à faire est de commencer à chercher le bogue incriminé.

Comment utiliser une carte audio à distance?

sndiod(8) peut être configuré pour accepter les connexions provenant du réseau, permettant ainsi à d'autres machines d'utiliser la carte son. Sur le système distant (celui avec la carte audio), lancez :

# rcctl set sndiod flags -L-

Sur le système local, configurez votre programme pour qu'il utilise :

snd@hostname/0

où “hostname” est l'adresse du système distant. La variable d'environnement AUDIODEVICE devrait être définie à la valeur précédente pour faire de la carte audio distante le périphérique audio par défaut.

Notez qu'un système capable de se connecter au port TCP 11025 de la machine distante sera capable d'utiliser le périphérique audio. Pour des raisons de confidentialité, seul un utilisateur sur une seule machine peut se connecter au système à la fois. Si plusieurs systèmes doivent utiliser le même périphérique audio simultanément, le cookie d'autorisation de sndio(7) doit être le même. Pour ce faire, copiez votre fichier ~/.aucat_cookie sur tous les comptes qui pourraient utiliser le périphérique audio.

Pour éviter les bogues, le trafic TCP sur le port 11025 pourrait être prioritaire avec packet filter. Avec la configuration par défaut, sndiod va utiliser environ 200 kB/s de bande passante.

Déboguer les problèmes audio

Si vous n'entendez rien quand vous jouez de l'audio, il est possible que le contrôle du mixage soit trop faible ou simplement muet. Voir la section 13.1 - Configurer les périphériques audios pour configurer le mixage. Merci d'activer toutes les entrées et sorties avant de reporter un problème.

Si vous croyez que votre périphérique doit fonctionner, mais que pour une raison inconnue ce n'est pas le cas, il est temps de déboguer. Les étapes suivantes peuvent déterminer si les données sont traitées par le DAC.

$ cat > /dev/audio < /dev/zero &
[1] 9926
$ audioctl play.{bytes,errors}
play.bytes=3312000
play.errors=0
$ audioctl play.{bytes,errors}
play.bytes=7065600
play.errors=0
$ audioctl play.{bytes,errors}
play.bytes=9379200
play.errors=0
$ kill %1
$ fg %1
cat > /dev/audio < /dev/zero
Terminated

Ici nous observons que le compteur des données traitées play.bytes augmente chaque fois lors de la vérification, donc les données passent. Nous observons aussi que le périphérique récupère assez de données dans le tampon play.seek et que le périphérique n'a pas de problèmes via play.errors. C'est une bonne chose.

Il faut remarquer que même si vous avez des enceintes connectées quand vous faites vos tests, vous n'entendrez rien. Le test envoie des zéros au périphérique qui devient silencieux pour tous les encodages par défaut supportés.

Puisque nous savons que le périphérique peut traiter des données, c'est un bonne idée de vérifier à nouveau les paramètres du mixage. Soyez sûr que toutes les sorties et entrées ne sont pas muettes et à un niveau raisonnable.

Si à ce moment vous continuez d'avoir des problèmes, il est probablement temps d'envoyer un rapport de bogue. En plus du rapport d'information de bogue comme un dmesg complet et une description du problème, merci d'inclure aussi la sortie par défaut de mixerctl -v et les sorties des tests précédents du traitement DAC.

Utiliser des instruments MIDI

Le protocole “Musical Intrument Digital Interface” (MIDI) fournit une façon standardisée et efficace de représenter les informations musicales sous forme de données électroniques. La donnée MIDI contient uniquement les informations nécessaires au synthétiseur pour jouer les sons, plutôt que des sons eux-mêmes. Plus d'informations : Tutorial on MIDI and Music Synthesis.

Pour jouer des données MIDI, un synthétiseur connecté au port MIDI de la machine est indispensable. De façon similaire, pour enregistrer des données MIDI, un instrument MIDI est indispensable (comme un clavier MIDI). Certaines cartes sonores embarquent des synthétiseurs MIDI qui sont attachés au ports MIDI. Les instruments MIDI évolués peuvent contenir plusieurs éléments (synthétiseurs, claviers, surfaces de contrôle, etc…), ils apparaissent sous forme de plusieurs ports MIDI sous OpenBSD.

Quand OpenBSD est déjà fonctionnel, regardez les ports MIDI dans la sortie de la commande dmesg(8). Un exemple de ports MIDI dans une sortie dmesg :

umidi0 at uhub2 port 2 configuration 1 interface 0 "Roland Roland XV-2020" rev 1.10/1.00 addr 2
midi0 at umidi0: <USB MIDI I/F>
umidi1 at uhub1 port 2 configuration 1 interface 1 "Evolution Electronics Ltd. USB Keystation 61es" rev 1.00/1.25 addr 3
midi1 at umidi1: <USB MIDI I/F>

Il apparait deux ports MIDI, vus par sndio(7) comme:

  • rmidi/0 - synthétiseur connecté par USB
  • rmidi/1 - un clavier MIDI maître

Ces périphériques s'appuient sur /dev/rmidi/0 et /dev/rmidi/1 qui sont des périphériques de type caractère ou “raw”. Ces 2 derniers périphériques sont pratiques pour tester le matériel, outre-passant la majorité des couches logicielles. Pour tester votre clavier MIDI, vous pouvez utiliser l'utilitaire hexdump(1) pour afficher les données MIDI que vous jouez dessus :

$ hexdump -e '1/1 "%02x\n"' < /dev/rmidi0
90
3c
71
...

La sortie du clavier peut être connectée à l'entrée du synthétiseur comme :

$ cat -u < /dev/rmidi0 > /dev/rmidi1

Maintenant vous pouvez entendre sur le synthétiseur ce que vous jouez sur le clavier MIDI.

L'utilitaire principal pour jouer des fichiers MIDI est midiplay(1). Jouer un fichier MIDI standard, dans cet exemple à travers le synthétiseur, est aussi simple que:

$ midiplay -f rmidi/0 file.mid

Le serveur sndiod(8) présente les ports MIDI thru, permettant ainsi aux programmes de s'envoyer mutuellement des données MIDI. Par exemple, si vous n'avez aucun synthétiseur physique connecté, vous pourriez en lancer un sous forme de logiciel (comme le port audio/fluidsynth) et l'utiliser comme une sortie MIDI :

$ midiplay -f midithru/0 file.mid

Pour enregistrer des fichiers MIDI, vous pouvez utiliser l'utilitaire smfrec fourni dans le port audio/midish, ainsi :

$ smfrec -d rmidi/0 -i rmidi/1 file.mid

Ceci enregistrera ce qui est joué au clavier (rmidi/1) tout en envoyant cela sur le synthétiseur (rmidi/0) afin que vous puissiez entendre en jouant. D'autres opérations plus compliquées comme l'édition, routage, mixage et la transformation de données MIDI peuvent être réalisées en utilisant l'utilitaire rmidish disponible dans le port audio/midish.

Jouer des DVDs

OpenBSD supporte les médias DVD via le système de fichier ISO 9660, qui est aussi utilisé sur les CDROMs, ainsi que par le système de fichier Universal Disk Format (UDF) que l'on a sur certains DVDs. Cependant presque tous les DVD vidéos et les DVD-ROM utilisent le UDF bridge format, qui est une combinaisaon des systèmes de fichiers DVD MicroUDF (sous groupe de UDF 1.02) et ISO 9660. Il est utilisé pour des raisons de rétro-compatibilité.

Certains lecteurs médias populaires, supportant la lecture DVD, ont été portés sous OpenBSD. Quelques exemples populaires sont VLC et mplayer. Merci de lire les instructions d'installation fournies par ces paquets, car ces utilitaires peuvent nécessiter une configuration supplémentaire. Avec ces utilitaires, il est possible de jouer les DVDs en accédant directement au périphérique brut. Bien sûr, il est aussi possible de monter un DVD en utilisant mount_cd9660(8) puis jouer les fichiers directement.

Notes:

  • Pratiquement tout les DVDs du commerce sont chiffrés via le Content Scrambling System (CSS). Afin de pouvoir lire ces DVDs chiffrés, vous pouvez installer la librairie libdvd, aussi disponible via les paquets et les ports.
  • Soyez conscient qu'un code de région peut être présent sur vos DVDs. Cela ne devrait poser aucun problème lors de la lecture sur un ordinateur.

Graver CDs et DVDs

Introduction et configuration de base

Vous devriez tout d'abord être sûr que votre graveur CD/DVD a bien été reconnu et configuré par le noyau. La plupart des périphériques SCSI sont reconnus. Les matériels SATA, IDE/ATAPI et USB sont supportés au travers de l'émulation SCSI. Vous trouverez rapidement votre périphérique dans la sortie d'un dmesg(8). Cherchez simplement les lignes commençant par “cd”, par exemple:

cd0 at scsibus0 targ 0 lun 0: <TOSHIBA, CD-ROM XM-5702B, 2826> SCSI0 5/cdrom removable
cd1 at scsibus1 targ 4 lun 0: <PLEXTOR, CD-R PX-R412C, 1.04> SCSI2 5/cdrom removable

Error: mount_cd9660: /dev/cd2c on /mnt/cdrom: No such file or directory

Par défaut, l'installeur OpenBSD ne crée que deux périphériques cd, cd0 et cd1. Pour vous servir de votre périphérique cd2, vous devez créer le périphérique nécessaire pour celui-ci. La méthode recommandée pour cela est d'utiliser le script MAKEDEV(8).

# cd /dev
# ./MAKEDEV cd2

Dans ce qui suit, nous accéderons principalement au graveur de CD/DVD à travers le périphérique raw et non pas via le périphérique block .

Vérifier le fonctionnement du graveur de CD/DVD

Il est recommandé de vérifier que votre graveur de CD/DVD fonctionne correctement. Dans cet exemple, nous allons utiliser ce graveur DVD USB:

cd2 at scsibus2 targ 1 lun 0: <LITE-ON, DVDRW LDW-851S, GS0C> SCSI0 5/cdrom removable''

Essayez de l'utiliser en y montant un CD/DVD. Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi vérifier les taux de transfert que vous obtenez en copiant des fichiers sur votre disque dur.

Graver des CDs

Créer des CD-ROMs de données

Tout d'abord, vous devrez créer un système de fichier ISO 9660 à mettre sur un CD-ROM. Pour cela vous pouvez utiliser l'utilitaire mkhybrid(8) fourni dans le système de base ou mkisofs fourni pas le paquet cdrtools qui est plus performant avec des arborescences importantes. Dans l'exemple suivant, nous utiliserons mkhybrid bien que l'utilisation de mkisofs soit similaire.

Comme exemple d'utilisation, pour sauvegarder les sources d'OpenBSD dans une image ISO 9660, vous pourriez faire:

$ mkhybrid -R -o sys.iso /usr/src/sys

Using ALTQ_RMC.000;1 for  /usr/src/sys/altq/altq_rmclass_debug.h (altq_rmclass.h)
...
Using IEEE8021.00H;1 for  /usr/src/sys/net80211/ieee80211_amrr.c (ieee80211.c)
10.89% done, estimate finish Sat Nov  3 08:01:23 2007
21.78% done, estimate finish Sat Nov  3 08:01:28 2007
...
87.12% done, estimate finish Sat Nov  3 08:01:31 2007
98.01% done, estimate finish Sat Nov  3 08:01:32 2007
Total rockridge attributes bytes: 896209
Total directory bytes: 2586624
Path table size(bytes): 11886
Max brk space used 0
45919 extents written (89 Mb)

L'option -R demande à mkhybrid de rajouter des extensions Rock Ridge dans l'image ISO 9660. Le “Rock Ridge Interchange Protocol” a été créé pour gérer les sémantiques du système de fichiers POSIX à l'intérieur du système de fichiers ISO 9660, tels que les longs noms de fichiers, les créateurs de fichiers, les permissions, les liens de fichiers, les fichiers de périphériques, les hiérarchies de fichiers profondes (plus de 8 niveaux de sous-dossiers), etc.

Si vous souhaitez que les longs noms de fichiers sur votre CD-ROM soient lisibles sur les systèmes Windows, vous devriez ajouter le paramètre -J pour inclure les extensions Joliet dans l'image ISO 9660.

Après avoir créé le système de fichier, vous pouvez le vérifier en montant l'image ISO 9660. Si tout se passe bien, vous êtes maintenant prêt à écrire le CD-R(W). La façon la plus aisée pour faire cela consiste à employer l'utilitaire cdio(1).

Si vous utilisez des médias réinscriptibles tels que des CD-RW, vous devez tout d'abord procéder à un effacement avant de pouvoir faire une réécriture.

# cdio -f cd1c blank

Vous êtes maintenant prêt à graver l'image créée dans l'exemple précédent sur un CD-R(W) vierge. Vous pourrez utiliser une commande similaire à :

# cdio -f cd1c tao sys.iso

En utilisant les options spécifiées ci-dessus, nous demandons à cdio d'utiliser le second périphérique CD-ROM comme graveur de CD.

Pour vérifier que le CD-ROM a bien été écrit, vous pouvez le monter et vérifier que tout ce qui doit y être y est. Pour monter le système de fichier, vous devez utiliser le périphérique block pour le lecteur de CD-ROM, qui dans ce cas est toujours le graveur de CD:

# mount /dev/cd1c /mnt/cdrom

Créer des CDs audio

Pour graver des CDs audio, vous pouvez encore une fois utiliser cdio(1) avec l'option tao -a.

Comme exemple, je ferai une copie de sauvegarde d'un de mes CDs de musique. Cela implique deux étapes :

  1. Copier les pistes audio depuis votre CD original.
# cdio -f cd1c cdrip
Cette commande va extraire une série de fichiers WAV de votre second lecteur CD-ROM et les écrire sur votre disque.
- Graver les pistes sur un CD vierge.
<code># cdio -f cd1c tao -a *.wav</code>

Graver des DVDs

Il y a quelques détails importants à propos des DVDs que vous devriez savoir avant de créer vos propres DVDs.

Notes importantes:

  • Si vous souhaitez vraiment tout savoir sur les DVDs, vous pouvez commencer par lire le document très complet DVD FAQ.
  • Cette section n'a connu qu'un ensemble de tests très limités, et nous n'avons certainement pas testé toutes les combinaisons possibles de médias et matériels. Néanmoins, nous avons eu, ou avons entendu, des retours positifs avec tous les formats DVD mentionnés ci dessous.

Différents formats de DVD

Il y a plusieurs formats différents de DVD. Les plus utilisés sont les formats DVD-R, DVD-RW, DVD+R et DVD-RW (R signifie enregistrable une seule fois, RW signifie qu'il peut être réécrit quelques milliers de fois). Ce sont à peu près les seuls standards sur le marché.

Un format différent est le DVD-RAM, qui a principalement été développé comme un lecteur de données et dispose de fonctions d'écriture de paquets avancées, permettant de l'utiliser comme une sorte de disque dur optique. DVD-RAM n'est pas recommandé pour une utilisation vidéo car les vidéos sont écrites sur le disque dans un format non compatible avec les lecteurs de DVD normaux.

Le point le plus important est d'utiliser le média adapté à votre graveur de DVD. Si vous souhaitez la compatibilité avec d'autres lecteurs de DVD, soyez vigilants et lisez bien cette section de la FAQ DVD.

Vitesse de gravure DVD

Il est important de spécifier que les indications de vitesses des DVDs diffèrent de celles des CD-ROMs. La table suivante en donne un aperçu :

Vitesse en lecture/écriture DVD Vitesse de transfert (Mo/s) Vitesse en lecture/écriture CD-R(W)
1x 1.32 9x
2x 2.64 18x
4x 5.28 36x
8X 10.57 72x

Comme on peut le voir dans le tableau, les taux de transfert sont relativement hauts, et vous devrez vérifier que votre bus (SCSI, IDE/ATAPI, SATA, USB) est assez performant pour les supporter. En général, les vitesses des bus SCSI, SATA et IDE/ATAPI sont tout à fait suffisantes.

Écrire le DVD

En gros, le processus est très similaire à celui d'écrire des CD-R(W)s. Le logiciel, cependant, diffère. Actuellement, la meilleure solution est growisofs fourni par le paquet sysutils/dvd+rw-tools. Cet utilitaire écrit une image ISO 9660 sur le média DVD. Tous les formats DVD sont supportés par dvd+rw-tools.

Dans le cas où vous voudriez plus d'informations sur le média présent dans votre graveur de DVD, vous pouvez utiliser l'utilitaire dvd+rw-tools. Il y a deux options pour écrire le DVD:

  • Pré-masteriser une image ISO 9660 depuis vos données, stockant l'image sur votre disque dur, puis l'écrire sur le DVD.
  • Écrire une image ISO 9660 de vos données directement sur le DVD.

J'ai créé une image ISO 9660 pré-masterisée depuis les modules CVS d'OpenBSD (src, xenocara, ports et www) présents dans le dossier /cvs de mon disque. J'ai utilisé la commande suivante, qui ressemble beaucoup à celle que j'ai utilisée pour créer l'image CD-ROM précédente.

$ mkhybrid -r -o cvs.iso /cvs

Si vous le souhaitez, testez le système de fichiers ISO 9660 en montant l'image. Pour écrire cette image (environ 2Go) sur un disque DVD, on peut utiliser :

# growisofs -dvd-compat -Z /dev/rcd2c=cvs.iso
Executing 'builtin_dd if=cvs.iso of=/dev/rcd2c obs=32k seek=0'
/dev/rcd2c: pre-formatting blank DVD+RW...
/dev/rcd2c: "Current Write Speed" is 4.1x1385KBps.
  23822336/1545832448 ( 1.5%) @3.9x, remaining 5:19
  42172416/1545832448 ( 2.7%) @3.9x, remaining 5:20
  60522496/1545832448 ( 3.9%) @3.9x, remaining 4:54
...
  1504706560/1545832448 (97.3%) @3.9x, remaining 0:07
  1523318784/1545832448 (98.5%) @3.9x, remaining 0:04
  1541898240/1545832448 (99.7%) @3.9x, remaining 0:00
/dev/rcd2c: flushing cache
/dev/rcd2c: writing lead-out
/dev/rcd2c: reloading tray

L'option -Z demande à growisofs de graver une session initiale sur le périphérique, qui dans ce cas est mon graveur de DVD, attaché à cd2. L'option -dvd-compat finalise le disque, ce qui signifie qu'aucune nouvelle session ne peut y être rajoutée. Cela devrait fournir une meilleure compatibilité avec les lecteurs DVD et quelques vieux modèles de DVD-ROM.

Remarquez comment growisofs indique la vitesse d'écriture, dans notre cas 3.9x, ce qui est ce que l'on peut attendre en combinant les vitesses du média et du graveur, comme indiqué par dvd+rw-mediainfo.

Si vous ne disposez pas de suffisamment de place pour stocker une image de ISO 9660 pour un DVD, vous pouvez écrire vos données directement sur le DVD. Essayons simplement une simulation de création du système de fichiers.

# growisofs -dry-run -Z /dev/rcd2c -R /cvs

Si cela aboutit, retirez simplement l'option -dry-run et commencez l'écriture du DVD.

Il est aussi possible d'ajouter des données à un DVD existant, en utilisant l'option -M, qui fond une nouvelle session dans une session existante :

# growisofs -M /dev/rcd2c -R /mydata

Pour plus d'informations à propos de growisofs, consultez sa page de manuel.

Lorsque vous avez terminé d'écrire le DVD, montez-le et vérifiez que tout ce que vous souhaitiez présent y soit effectivement.

Pourquoi je n'obtiens pas la vitesse d'écriture espérée?

Au lieu de la vitesse d'écriture ci-dessus, vous pourriez voir quelque chose comme ceci :

   4784128/1545832448 ( 0.3%) @0.7x, remaining 26:50
   7929856/1545832448 ( 0.5%) @0.7x, remaining 29:05
  14123008/1545832448 ( 0.9%) @0.7x, remaining 27:06
...

ce qui est bien plus lent. Cela signifie qu'il ne transite pas assez d'informations sur l'un des bus que votre DVD utilise. Dans l'exemple précédent, le graveur de DVD USB fut installé sur une machine sur laquelle le driver ehci(4), utilisé par les contrôleurs USB 2.0, ne s'est pas initialisé correctement. Comme d'habitude, vous êtes invités à envoyer des patchs et résultats de vos tests. Le graveur de DVD fut ralenti par l'interface USB 1.1 plus lente, ce qui a réduit la vitesse de gravure. L'USB 1.1 est limité à 12 Mbit/s, ce qui correspond à 1.43 Mo/s ou 1.08x en terme de vitesse DVD. Le graveur de DVD est descendu à une plus basse vitesse de gravure pour diminuer le risque de buffer overrun (défaut de données à écrire).

Extensions de navigateur (Java et Flash)

L'extension qui gère Java peut être obtenue via le paquet icedtea-web. Dans votre navigateur, vérifiez la liste des extensions détectées et assurez-vous que icedtea-web y soit. Cela se trouve généralement via about:plugins dans les navigateurs Mozilla et chrome://components dans Chromium/Iridium.

Remarquez qu'à cause de problèmes de sécurité des applis Java sur la toile, la plupart des navigateurs désactivent la gestion de JaVA par défaut. Vous devrez donner explicitement votre consentement afin d'éxecuter des applis via icedtea-web.

L'extension Flash d'Adobe n'est fourni que sous forme binaire, et ils ne fournissent aucune version native pour OpenBSD. Vu leur palmarès concernant la sécurité, nous leur sommes reconnaissants pour cette négligence.

Si vous souhaitez simplement regarder des vidéos Flash depuis des sites communs, il y a plusieurs options dans les paquets, tels que get-flash-videos, minitube, streamlink et youtube-dl.


Cette page est la traduction officieuse de la page FAQ - Multimedia de la FAQ officielle d'OpenBSD.
En cas de doute, merci de vous y référer !

Si vous voulez participer à l'effort de traduction, merci de lire ce topic.